Perdre de la cellulite rapidement

«Qu'est-ce que tu prépares? "La question est interrompue par une jeune femme qui arrive à 19h30 à la réception de l'hôpital Braine-L '# Alleud en banlieue de Bruxelles ce vendredi 9 août. Un athlète de haut niveau, médaillé à la Coupe du monde et membre de l'équipe olympique française se prépare à enfreindre la loi française pour le troisième mois après le troisième. «Oh oui, j'ai raison, je peux vous le dire! elle se souvient. Je suis venu à la ponction des ovocytes. «En Belgique, cette pratique n’est pas seulement légale: elle est courante et ne contient aucun tabou. A 35 ans, ce maître (qui veut rester anonyme) est conscient que le temps est contre. Et s’il regarde les Jeux Olympiques de Tokyo en août 2020, il al’intention de saisir "toutes les chances" d’avoir un enfant un jour. la salle d'attente du service de procréation assistée (PMA), dont les murs sont recouverts de dizaines d'annonces de naissances, répertorie les prénoms: Sasha, Charly, Solenn ... Et elle s'arrête devant Eliot. «C'est la mère célibataire qui l'a envoyé! Elle bouge avant que son regard ne se pose enfin sur son abdomen gonflé. "Je me sens comme une poule pondeuse", rit-il. Depuis la salle d'opération, elle nous confie l'exclusivité dans la direction de son pas et le poids de la culpabilité. Interview à coeur ouvert. Quelle a été la genèse de votre projet? Après les jeux de Rio auxquels j'ai assisté en 2016, je voulais fonder une famille. C'était un bon moment: je partais pour un cycle de quatre ans de matchs à Tokyo, j'avais un peu de terrain. A cette époque, j'étais en couple. Je pensais mettre ma carrière entre parenthèses au moment de la maternité. Mais je me suis séparé de la personne avec qui je vivais et je devais recommencer à zéro. Comment avez-vous eu l'idée d'épouser vos ovocytes? J'ai fait un calcul rapide dans ma tête: j'ai reporté ce projet après Tokyo, ce qui m'a amené entre 38 et 39 ans, le risque d'infertilité était plus grand. L'idée que les Jeux Olympiques puissent me priver d'un projet parental était insupportable. Le prix à payer serait trop élevé. J'ai réalisé que dans cet état d'esprit, je ne me qualifierais pas pour les jeux (soupirs). Et même si je me qualifie, mon sport est fait de tant de dangers ... S'il devait finir sur scène ... est-ce que je sacrifierais mon désir d'avoir un enfant à la 4ème place? Je le voudrais toute ma vie. Newsletter - L'essence du reportage Chaque matin, le reportage vu par Le Parisien C'est à ce moment-là que vous pensiez à la ponction des œufs? discutant avec des amis, et l'un d'eux m'a dit qu'il était désolé de ne pas l'avoir gelée quand il était encore temps. Je suis un peu plus jeune qu'elle, pas trop tard. Une de mes amies homosexuelles a eu un enfant PMA, je lui ai demandé ses adresses. Ce sont des réseaux cachés. Elle m'a recommandé l'hôpital Braine-L'Alleud, dans la banlieue de Bruxelles. L'hiver dernier, j'ai convenu d'une réunion. J'ai été si bien reçu que je suis sorti heureux et rassuré. J'ai eu le sentiment de redevenir citoyenne, une femme seule. Et ce n'est plus l'auteur qui viole les règles de son pays! Parce que tu te sens coupable? Bien sûr! Je sais que c'est illégal, je ne le fais pas. Surtout parce que je représente la France tous les jours ... C'est vraiment difficile pour moi de vivre. Mon pays me refuse le droit de disposer de mon corps et n'accepte pas les limites de la vie de mon athlète de haut niveau. Quand avez-vous commencé le protocole? Fin mars. C'est long et prend du temps. Le médecin m'a expliqué les injections que je devais faire tous les jours, dix jours à une heure précise, pour stimuler mes ovaires. Ce sont de petites aiguilles, mais elles sont plutôt bleues, surtout si vous piquez mal ... La piqûre doit rester froide. En été, il y avait un peu de galère, avec ma petite glacière, je devais aller partout. En parallèle, je devais me mettre d'accord sur un test sanguin et une échographie pelvienne tous les deux ou trois jours. Les résultats devaient être atteints à 15h00, j'ai donc eu le temps de les envoyer à une clinique belge qui me donnait des instructions médicales. Quand les œufs ont été grossis, je passais à deux bouchées par jour, dont une pour bloquer l'ovulation: il fallait les éviter avant de les enlever! Cela représente beaucoup de frais médicaux. Avez-vous été remboursé? La ponction (2800 euros) et la protection des ovocytes (150 euros par an) sont à ma charge. Cependant, les injections, les ultrasons et les analyses de sang ont été fournis par la sécurité sociale. J'étais prêt à les payer de ma poche. Le problème était que je devais le faire en France. Et sans ordonnance, ce n'était pas possible. Je devais donc trouver un gynécologue ayant une bonne compréhension pour expliquer mon approche. Il m'a dit qu'on ne pouvait faire confiance à personne et que, de plus, j'avais peur une fois lors de l'échographie. J'ai demandé à faire un appel en Belgique parce que mon téléphone était HS. L'assistante a changé de visage. Elle m'a dit d'attendre une minute, d'aller chez le médecin, et il m'a appelé. Il m'a demandé pourquoi j'appelais en Belgique. Mon sang n'a passé qu'un tour. J'ai expliqué que je travaille là-bas. Ils m'ont laissé partir. Dans quelle mesure votre approche était-elle compatible avec votre sport? Le sport n'est pas recommandé car les ovaires risquent de se tordre, en particulier lorsque vous faites des abdominaux. Mais je ne pouvais pas sécher l'exercice! Je ne voulais pas que cela soit connu, alors je l’ai fait, même si j'étais déjà sous stimulation ovarienne. J'ai peut-être pris des risques ... Cela veut dire que j'ai fait attention. Enfin, dans votre estomac, vous avez vraiment des coquillages, vous ne voulez pas faire grand chose (rires). Pourquoi tu n'en as pas parlé parce que c'est encore un tabou dans le sport de haut niveau. Si je disais à mes entraîneurs ce que je faisais, ils penseraient que je ne suis plus dans le projet sportif de l'équipe. Et ils ne compteraient pas sur moi. Cependant, les athlètes qui ont une maternité tout au long de leur carrière, comme Mélina Robert-Michon, sont de plus en plus nombreux ... Si vous êtes le numéro un de votre sport, vous pouvez: être protégé. L'entraîneur s'adapte à son envie sportive de maternité car il en a besoin dans l'équipe. D'autre part, vous devez disposer d'un revenu fixe pour pouvoir interrompre votre carrière pendant un an. C'est plus difficile lorsque vous pratiquez un sport amateur, vous ne vous présentez pas ou vous êtes à la fin de votre carrière. Avez-vous parlé à des amis de l'équipe de France? ? Non. C'est ma vie de femme, pas ma vie sportive. Je ne voulais pas que tout le monde commente. Cela ne m'a pas empêché d'être une formation très professionnelle. Que ce projet ne fera pas de moi un mauvais sportif. Et vos proches le savent? Je l'ai dit à ma belle-sœur, car en cas de problème, je devais donner le nom de la personne en qui j'ai confiance. pendant la procédure. Mais je n'ai pas parlé du reste de ma famille. Je ne veux pas qu'ils s'inquiètent, et ensuite c'est très intime. Comme je justifiais d'aller régulièrement en Belgique, j'ai menti. Je n'avais pas le choix. Pour la première fois, en mars, j'ai prétendu suivre un entraînement à sec pour la gastro-entérite. La clinique m'a appelé deux jours avant l'intervention, j'ai dû m'organiser à la dernière minute. J'ai reçu des instructions: dix heures avant de rester vite, c'est-à-dire ne pas boire, ne pas manger, ne pas fumer. J'étais tellement heureux! Comment pourrais-je savoir que j'étais enceinte ... Mais c'était juste pour faire des œufs (rire)! Mais il était certain que j'étais fertile. Nous voyons tant de couples autour de nous qui ont des difficultés à avoir des enfants ... Si vous voulez franchir cette étape seul, quand la maternité est souvent un projet de couple, est-ce douloureux? Non, c'était très bien, je ne voulais pas que mon désir enfantin affecte mes futures relations, alors j'ai pris le temps. Je me suis dit que je n'aurais pas l'urgence de connaître mon prochain amour, de vivre mon couple à deux, puis de dormir à Bruxelles avec des amis qui sont venus me chercher dans une clinique après une chirurgie sous anesthésie générale. Ce fut un très bon moment, pas effrayant du tout. La plupart des femmes ne pratiquent qu'une seule crevaison. Vous avez fait trois. Pourquoi, parce que j'ai regardé les statistiques! Au moment de la décongélation, 10% des œufs peuvent être perdus. En plus des mêmes risques que la FIV (fécondation in vitro): les œufs peuvent être perdus lors de l’implantation, ils ne peuvent pas résister, ne pas féconder ... Je voulais avoir 100% de chances d’avoir une personne fonctionnelle qui vivrait bien mon année olympique. J'ai donc pensé répéter cette procédure jusqu'à ce que j'aie 20 œufs frais. Il m'a fallu quatre mois et demi pour finalement en obtenir 22. J'ai payé 2800 euros pour chacune des trois crevaisons. C'est mon prix de performance. L'obligation d'insérer ma ponction d'ovocytes est identique à celle que j'ai mise dans mon projet olympique. Que faites-vous avec vos ovocytes si vous ne les utilisez pas? On a le choix en Belgique: donnez-le à quelqu'un de votre choix ou anonymement. Je vais le faire Sans hésiter, qu'attendez-vous du projet de loi qui sera débattu à l'Assemblée nationale le 24 septembre? Reconnaître le droit des femmes à disposer de leur corps. Revenons à la genèse de la pilule: la planification familiale a été créée pour la planification des naissances. La congélation des ovocytes n’est ni plus ni moins le même état d’esprit. Parce que le projet pour les enfants ne se fait pas de plein fouet! J'espère que personne ne devra se sentir illégal pour fonder une famille.