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Enri Derepas vient d'avoir 60 ans lorsqu'il a entendu les nouvelles des médias. Cette fois, c'est ici: Xylella Fastidiosa a frappé. Deux cas de contamination par cette bactérie ont été découverts dans des oliviers en France. L'un à Antibes, l'autre à Menton. Coup de bambou pour les oléiculteurs comme lui.
Un agriculteur de Trinidad admet: "La situation est grave". Mais pas encore sans espoir. Cet après-midi, les oléiculteurs se réunissent dans le département de l'agriculture des Alpes-Maritimes, MIN de Nice, autour de leur représentant Jean-Philippe Frère. Réunion de crise. Au menu: comment réagir à l'offensive de Xylella Fastidiosa, le redoutable "tueur d'olives", qui a décimé un million d'oliviers italiens dans la région des Pouilles. Qu'en est-il des arbres malades? La question pour le ministre de l'agriculture sera tranchée. Lorsque le tronc de l’olivier a atteint Mental pauca, la sous-espèce la plus virulente de Xylella, il a plongé. Fossé un peu trop près comme deux autres oliviers, tout comme leurs proches antibois. Ils étaient tous des arbres d'ornement. Mais si Xylella arrive à la ferme, tout devra-t-il être déchiré à nouveau? Et en décrivant largement le principe de précaution? Henri Derepas ne peut pas faire ça. Outre le chagrin d'amour, il nie la validité et l'efficacité de l'arrachage préventif. Comme beaucoup d'autres. Cela ne nie pas la réalité et ne tombe pas dans le désastre. Il accepte seulement de nous montrer sa ferme des Champs Soleil pour expliquer sa relation avec l'olivier. Son expérience
«C'est un peu comme sept matinées égyptiennes. La différence est que tout le monde est venu au même moment pour marquer la fin du cycle! Nous étions dans un cycle de risques naturels communs. Ce n'est plus vrai ... "
Dans la vallée du Paillon, sur deux kilomètres d'enroulement sur Auchan La Trinité, Henri Derepas tente de prendre de l'altitude. Sur ses terres baignées de soleil, vivent environ 1100 oliviers, qui couvrent une superficie de 7 hectares. "Il y a des siècles, des siècles ... et les plus jeunes qui ont une semaine", explique Henri Derepas. Preuve que nous y croyons. Vous planterez des arbres si vous ne croyez pas en leur avenir. C'est comme les enfants! "
Henri a commencé son activité dans la culture de l'olivier en 1983, deux ans après son épouse Ginette. Six d’entre eux travaillent quotidiennement, dont deux et deux employés par an. Les dangers, les galères qu'ils connaissaient, leurs et leurs précieux oliviers. «Ils ont subi de nombreuses catastrophes. Henry se souvient surtout du 19ème siècle, mais aussi de 1929, 1956 ou 1985. Cette année-là, nous avons dû reprendre le verger ... "
Mon complice: le réchauffement climatique "
À la tête de leur ferme biologique, Derepas «peut compter sur près de 40 ans d'expérience professionnelle. On leur a promis de "terminer très rapidement" à plusieurs reprises. Et nous sommes toujours là. C'est toujours vrai: la situation est aujourd'hui plus compliquée.
Après son arrivée en France en 2015, Xylella Fastidiosa a erré le long de la côte. Avec ce passage de la loi sur l’olivier, "nous avons atteint un plateau". Henri Derepas ne nie pas sa présence. «Ni négatif, ni ignorant, irresponsable ... ni naïf! «La face avant s'est pliée, réfléchissant à l'origine de cette nouvelle crise écologique.
Bien sûr, l'olivier trinitaire a un avis. «Xylella Fastidiosa est une mauvaise fille pour une mondialisation débridée. La multiplication et le taux d'échange favorisent la propagation des maladies chez les plantes comme chez les hommes. C'est un signe de temps. "
"C'est comme si ton sang s'épaississait"
Xylella est donc un signe d’arrogance envers toutes les autres espèces. Confiance excessive, sentiment "je suis au dessus de tout". "
Malheureusement, Xylella n'est pas seule. «Il a un complice sérieux: le réchauffement climatique. Soucieux du climat, Henri Derepas a observé l’impact des «hivers tempérés et des pluies tropicales récurrents». Dans le passé, hiver, hiver a tué des insectes vecteurs de la maladie, un type de prairie. Ce n'est plus vrai.
Et le résultat? Xylella est ici et là. La bactérie envahit un flux de sève s'élevant dans l'arbre, le xylème. Il le bloque. "C'est comme si votre sang s'était épaissi et ne pénétrerait plus dans votre cœur", a déclaré Henri Derepas. Résultat: l'arbre sèche. "
Pesticides? « Jamais! »
Le fermier touche le bois: à ce jour, aucun signe de Xylel de son côté. Cela n'exclut pas d'autres maladies. La gale de l’olivier, les coquilles d’olivier… Même dans cette opération primée de multiples huiles et pâtes d’olive, certains fruits présentent une santé incertaine. Comme avec les humains. Rien alarmant.
Il n'y a pas de caméra thermique, comme celles dont nous parlons pour détecter Xylella. Les dereps traitent leurs arbres avec de l'argile calcinée ou utilisent un piège à eau pour surprendre le développement des insectes. Pesticides? "Jamais! Il invoque Henri. Son credo:
«Nous l'observons. Respect. Nous maintenons la biodiversité. Garantit les insectes auxiliaires qui travaillent pour vous! "
L'olivier examine ses oliveraies centenaires, en montrant leurs feuilles, le goût des fruits. Il reconnaît qu'une partie du problème réside dans le choix des pratiques agricoles développées au fil du temps. «Nous sommes également responsables du déclin de la biodiversité. Cette surspécialisation des exploitations favorise la propagation des épidémies. C'est comme laisser des arbres qui font tellement mal dans les Pouilles.
Le fils aîné d'Henri en sait quelque chose. Il est allé voir les dégâts dans le sud de l'Italie. Il a été surpris par l'état des lieux: «Sur certaines routes, tout est dévasté d'un côté et de l'autre, tout est en bonne santé. "Et bien, que se passe-t-il si certains arbres étaient mieux armés contre ce" léopard des olives "? La nature peut-elle nous apprendre à l'arrêter? Henri Derepas veut le croire.
"Nous sommes des coureurs de mémoire"
Nous en savons beaucoup sur Xylel jusqu'à présent. pour commencer avec son médicament. Henri regrette «une forme de secret des agences d’État. Et pas seulement français ... "Les yeux se tournent vers l'Espagne, écrasant le premier producteur mondial d'huile d'olive (45%). Avec 0,2% du marché, la France, c'est Tom Thumb.
Cet oléiculteur expérimenté est convaincu: dans le cas de Xylella, le remède peut être pire que la maladie. Quoi que dise l'Agence européenne de sécurité sanitaire. Arrachage préventif? Il n'y a aucun doute pour Henri Derepas. «Un couple pour une élimination préventive est mortel. Et ce n'est pas efficace. Lorsque vous êtes malade, nous ne mettons pas toute votre famille et vos amis dans un espace confiné! S'ils touchaient un oléiculteur, Henri Derepas l'invite à le côtoyer. Et empêcher tout massacre sauf l'olivier malade. «Arrête de m'attacher à un arbre. J'aurais plus de problèmes dans mon pays que dans une ferme ... "
Henri Derepas retourne sur la route qui traverse sa ferme. Il a balayé avec amour ces champs d'oliviers, symboles de la Méditerranée, des «images de paix». Lorsque nous déchirons un olivier, nous sentons que nous déchirons une partie de nous-mêmes. Patrimoine historique, culturel et végétal. “L'olivier est l'histoire de l'humanité! C'est un souvenir. Et nous sommes des coureurs de mémoire. "